Mairie de Chateaudouble

Escalade

Information importante 

En raison d’une part des inondation du 15 juin 2010 et d’autrepart d’un arrêté de biotope portant des restricions d’accès à la Baume de Saint Jean et au Baou des prannes cet article n’est pas à jour. Merci de vous procurer le complément d’information sur place en attendant la prochaine mise à jour de certaines parties de cet article.


Châteaudouble : Grimper en Dracénie


La Dracénie, est un ensemble de 16 communes, regroupées sous la bannière de la ville de Draguignan, autour d’une convergence d’idées sur le thème de “l’art de vivre en Provence au XXI° siècle”. Vaste programme, qui se doit notamment de concilier traditions et progrès, ouverture et préservation des espaces naturels. Mais la Dracénie c’est avant tout un pays de légendes d’où Draguignan tire son nom puisque on dit que c’est dans les parages que Saint-Hermentaire terrassa un fabuleux dragon. C’est aussi une région de garnison avec l’axe Draguignan/Canjuers, où, comme chacun le sait, les militaires ont remplacé les brebis d’antan, et où il est encore question de cracher du feu, capitale de l’artillerie oblige… C’est, surtout devenu une véritable destination escalade, avec 330 longueurs équipées autour de Châteaudouble, pittoresque nid d’aigle qui domine un relief tourmenté.

Châteaudouble : Le pays des mulets

Un village, deux châteaux, mille chemins muletiers

Deux fortifications, l’une couronnant le village, l’autre lui faisant face de l’autre côté des Gorges, donnent son nom à la commune. On dit que Nostradamus, certainement fort inspiré par ce vis à vis féodal, émit une prophétie :
-“Châteaudouble, double château, la rivière sera ton tombeau”.
Trop sympa Nostradamus…. Mais rassurez-vous, même si géologiquement parlant, le prophète ne peut avoir tort – la nature ayant horreur du vide -, l’accomplissement de la prophétie nous laisse quelque millions d’années, le temps d’enchaîner pas mal de longueurs, même pour les plus lents d’entre nous.
On surnomme gentiment la contrée “Lou païs dei gimèrri” soit “Le pays des mulets”. Et pour cause ! Grâce au relief tourmenté de ses Gorges, Châteaudouble a en effet bénéficié d’un isolement géographique remarquable, qui a contribué à conserver le village à l’abri de l’histoire, et à développer un réseau de sentiers aussi jolis qu’escarpés dont les accès aux falaises tirent parti, redonnant une nouvelle raison d’être à ces vieux chemins, presque tombés dans l’oubli.


Cinq sites et quinze ans d’escalade

Cinq sites d’escalade autorisés à la pratique se partagent, pour l’instant, l’intérêt des grimpeurs. Les Marinouns et le Baou des Prannes se situent rive droite tandis que La Baume de Saint-Jean et les Roches des Malines (La Pale/Rebouillon) sont sur la rive gauche.

Ce sont les falaises du plateau de la Pâle qui ont été utilisées dès 1979, d’abord par les spéléos pour leur entraînement puis avec une réelle implication du CD FFME du Var à partir des années 1988 sous l’impulsion de Daniel Guigo. Le Baou des Prannes s’est développé simultanément, tout particulièrement avec Zbynek Cepela tandis que Rebouillon naissait, notamment sous les efforts de Philippe Aumont. On retrouve à peu près les mêmes à l’origine des Marinouns en 1998, falaise où Fabrice Bernasconi servira de trait d’union entre les anciens équipeurs et les nouveaux, tels Antonin Rhodes, Yannick Billot, ou Christophe Louis qui se sont occupés en 2003 de la Baume de Saint-Jean.
Les roches choisies comme terrain de jeu suivent l’évolution des modes de pratique : du Calcaire Jurassique gris, compact comme au Verdon (La Pale), à la face nord déversante et concrétionnée de la dernière née (La Baume de Saint-Jean). Cette évolution est arbitrée par la très présente Dolomie de Keuper, une roche qui réserve souvent de bonnes surprises.
Les Marinouns :

Les Marinouns, constituent un ensemble de falaises dont seule la partie médiane est autorisée à la pratique de l’escalade. Spectaculairement à l’abri du Mistral, il n’y a guère que les vents d’Est ou de Sud-est (ceux qui nous amènent en général des précipitations) qui puissent briser le charme. Si vous venez le matin, par temps clair, même au coeur de l’hiver, vous serez surpris jusqu’au soir par la lumière et la tiédeur, à condition de tourner avec le soleil, les secteurs formant une vague sinusoïde, une sorte de S allongé, tête au Sud et pied à l’Ouest : à vous d’y trouver le recoin qui vous convient.

L’amplitude des cotations a de quoi satisfaire les plus exigeants, sauf dans les extrêmes : ni 3 ni 9 ; la majorité d’entre nous s’en contentera probablement. L’équipement est globalement excellent, à 99% sur broches scellées.
Vous y trouverez une centaine de voies dans des styles variés d’une ou deux longueurs, beaucoup de trous, des murs raides, quelques fissures, pas mal de dièdres (plus ou moins retors), quelques surplombs et arêtes. On observe partout des traces d’oxyde de fer, parfois le minerai affleure. Les rhomboèdres des cristaux de Dolomite aux faces en forme de losange brillent aux rayons du soleil et le rocher, particulièrement sculpté, parfois vrai calcaire, parfois moitié dolomie est très adhérent, voire agressif pour les doigts. Les concrétions bien que nombreuses sont rarement très formées et souvent fragiles. On serait parfois tenté d’oser la comparaison avec la roche du Vallon Sourn (Correns/Châteauvert), mais avec un dévers moins prononcé, un contact plus abrasif, et …tellement moins de monde !
Un petit bémol cependant, ce petit paradis a une particularité fâcheuse : de grands pins mis à mal par les tempêtes de l’an 2000 sont plus ou moins en équilibre un peu partout en amont où batifole la faune locale. Pensez donc au casque, évitez de stationner dans les zones exposées et glissez donc une lampe de poche au fond du sac à dos car la Gorge de Raynaud (chemin d’accès) est bien sombre le soir…

Le Baou des Prannes :

Le Baou des Prannes est un gros monolithe qui ressemble à un énorme savon de Marseille. Il se découpe sur le ciel bleu, visible d’où que l’on se trouve, omniprésent, quasi obsessionnel, sorte de Devil’s tower local, au confluent de la Nartuby d’Ampus et de la Nartuby de Comps.

Avec ses soixante trois longueurs équipées, le Baou des Prannes, domine de 60 millions d’années le fond des Gorges (c’est tout du moins ce que nous révèle la carte géologique). Vous allez me dire que ça ne fait guère plus qu’une longueur par million d’année, ce qui n’est pas une cadence d’équipement extraordinaire. J’en conviens. Mais j’objecterais que, d’une part, l’équipement n’a pas commencé avant le néolithique et que, d’autre part la cadence a tendance à augmenter. Ainsi entre Noël et le jour de l’an Antonin Rhodes, Christophe Louis, Dominique Haratyk et leurs amis, ont investi le secteur et ouvert une quinzaine de nouveaux itinéraires. Avec leur excellent niveau et leur motivation, ils ont notablement enrichi les possibilités de la falaise du 7b au 8?, même si certains itinéraires tous neufs restent parfois à peaufiner, souvent à enchaîner et forcément à aborder avec circonspection.
Il y a donc de quoi faire au Baou des Prannes, mais ne vous attendez pas à trouver grand chose en dessous du 6a. Par contre il y a une grande variété dans le 6° et le 7° degré. Et au-delà ? Ben, faut que vous alliez voir. Avis aux amateurs, selon Sam, les dernières facéties d’Antonin ressembleraient, au moins en partie, à du 8c… Le pied des voies est tout ce qu’il y a de plus convivial et si l’on se prend au petit jeu d’accéder en rappel depuis le plateau aux plus faciles des longueurs, on aurait bien l’impression d’une mini descente au Verdon. Cependant, le Baou des Prannes demande habitude et persévérance. C’est, quel que soit le niveau, une escalade toute en sensation et en équilibre, sur un rocher rarement très déversant ni très sculpté, car comme le dit si joliment l’incontournable Zbynek auteur de 9 voies sur 10 :
– Rocher trop jeune, cassé depuis trop pas longtemps, prises pas encore poussé beaucoup…
La Baume de Saint-Jean

La Baume de Saint-Jean est l’un des derniers sites équipé en Dracénie par l’équipe d’Antonin, renforcée de Yannick Billot et de l’efficace Michel Rubio. Philippe Roca s’est aussi largement investi afin que ce site puisse exister, malgré de grosses difficultés d’accès. Le site a failli être interdit en raison de l’hypothétique présence de la si controversée Raiponce de Villars. Cette plante est-elle aussi rare qu’on le dit ? Dans l’attente des résultats d’un inventaire botanique intelligemment commandité par Laurent Angel, garde de l’ONF sur la commune, on ne peut plus y équiper. Ainsi la Baume St-Jean ne comporte-t-elle que 25 voies et risque fort de ne jamais en compter plus. Après négociations, l’escalade reste heureusement tolérée dans la partie existante, ce qui est tout à l’honneur des différentes administrations concernées qui doivent protéger flore et faune sans trop brimer les adeptes des sports de pleine nature.

Ceci mis à part, la beauté du site, son exposition, la hauteur des itinéraires et leur niveau rendent l’endroit tout à fait digne d’intérêt. Outre le fait d’être en face nord, il présente un certain nombre de particularités. Ainsi la hauteur des voies, souvent très importante, et leur dévers, incitent à recommander une corde de 100 mètres à simple. L’équipement majoritairement sur plaquettes, sans être élitiste, demande d’avoir un niveau certain et de l’expérience dans ce genre de difficulté. Enfin, l’automne et l’hiver ayant chassé notre petite équipe de cette glaciale face nord, certaines voies ont été peu répétées et par conséquent, les risques de bonnes et mauvaises surprises sont patents, tant au niveau des préhensions que des cotations !
L’endroit est superbe et l’escalade remarquable : de quoi passer de formidables journées à l’ombre …si on a le niveau, car, avec seulement 4 voies en dessous de 7b, ce n’est pas vraiment un site d’initiation.
Les Roches des Malines

Les “Roches des Malines” sont constituées d’un ensemble d’affleurements rocheux à l’aval des Gorges. Le parking et l’accès sont communs aux falaises de Rebouillon (partie aval) et à celles de La Pale (partie amont).
Rebouillon : ex-pays des oignons :

Jadis réputé pour la culture des oignons, Rebouillon l’est davantage aujourd’hui pour sa soixantaine de voies faciles qui ont nécessité des travaux de purge et d’aménagement considérables. En effet, dans l’ensemble, le rocher n’est pas partout très riche en préhensions ni extrêmement compact, aussi, l’aide de Philippe Bernardin, moniteur municipal de la ville de Draguignan, et des groupes de jeunes qu’il a encadré au fil des différents chantiers a été déterminante et appréciée de tous. Au risque d’être déçu, il faut prendre les falaises de Rebouillon pour ce qu’elles sont avant tout : un site de proximité.

Quatre ensembles se démarquent, plutôt isolés les uns des autres. Le plus à gauche, le secteur “La Plouf”, assez athlétique, comporte quelques belles lignes, la plupart dans le 6° degré, tout à fait intéressantes dès lors que l’on est allergique ni aux prises taillées ni aux pas de blocs sévèrement cotés. Le secteur “Padesalka” plus haut et plus à droite, regroupe un grand parcours d’escalade facile, en plusieurs longueurs, et deux voies isolées. C’est un secteur au potentiel assez important, mais frappé d’une restriction d’accès en période de nidification (de janvier à juin) sur sa partie amont. La partie centrale, comporte de nombreux itinéraires de niveau modeste avec un terrain plat et stable au pied des voies : idéal pour débuter en famille ou pour y conduire un groupe.
Enfin, le dernier né de Zbynek, “Le Gros Roucas”, est un secteur lui aussi facile, aussi isolé que charmant. Il offre un très joli point de vue sur le hameau de Rebouillon.
Les falaises de la Pale :

Si vous êtes déjà venus, sachez que l’accès au site a changé. C’est votre voiture qui va être contente de ne plus se démantibuler le train roulant sur cette piste défoncée ! Les contrevenants verbalisables (!) qui persisteraient à emprunter la piste DFCI interdite à la circulation, outre le risque de PV, risqueront fort d’avoir à faire à de grosses et antipathiques ruminantes cornues, au regard mauvais. Attention : ces vaches tombent instantanément amoureuses de tout véhicule garé sur l’ancien parking. Dès que vous avez tourné les talons, elles léchouillent votre bas de caisse à la recherche du sel, puis entreprennent à coup de postérieur une rectification en règle des ailes et portières… Dressées par un carrossier en mal de clientèle ou par l’ONF ? Allez savoir ! En tout cas c’est plus cher et plus dissuasif qu’un PV (oui, j’ai déjà donné, merci)… Bref, prenez le nouveau sentier depuis le parking du Gros Roucas c’est nettement plus économique, et tellement meilleur pour le coeur, l’automobile …et les nerfs.
Démêlés avec les bovins mis à part, avec ses 80 voies, tantôt bien dalleuses, tantôt bien raides mais rarement déversantes, le doyen des sites de Dracénie n’a pas pris une ride et n’est toujours pas patiné.

Des longueurs de 25 à 30 mètres, très bien équipées 100% sur scellements, et un éventail de cotations du 3 au 8a+ : il y a de quoi passer de très belles journées d’escalade, d’autant que le panorama est au rendez-vous avec une vue imprenable sur les Gorges. On y retrouve toujours avec autant de plaisir ce calcaire gris compact et ces dalles à gouttes d’eau ponctuées de dièdres, de fissures et autres cheminées. A consommer sans modération, ce qui n’est pas si commun pour une production de 15 ans d’âge !

Voici terminé le tour d’horizon des cinq sympathiques spots Casteldoublains. Mais Châteaudouble c’est beaucoup plus que cela ! Où que vous vous trouviez, il y a cette beauté sauvage, cette exubérance et cette chaleur. Il y a du thym, du romarin, cet humus noir et odorant de dessous les chênes, ces lianes de salsepareille avec leurs grappes de baies rouges. Il y a des petits rongeurs sous les taillis, des sangliers dans les bosquets, et un village. Et dans ce village de belles maison en pierres, et des villageois. Presque tous chasseurs, qu’ils soient commerçant, artisans ou agriculteurs. Simples, francs et directs comme savent l’être ceux qui ont gardé les pieds sur la terre et les mains au contact de ce qu’elle donne : du miel, du bois, des olives, des légumes, du grain, du lait…
Des gens qui peuvent te dire avec bonhomie :
– “Si tu veux boire ton verre tranquillou, sur la terrasse pour regarder les Marinouns, tu te le portes là-bas ! Moi j’ai à faire ici, c’est que c’est l’heure de l’apéro, eh !”
Des gens qui peuvent te raconter qu’à Châteaudouble, il y eut les plus grands charbonniers du monde, des mines de fer, des hauts fourneaux, des plâtrières, des carrières, des moulins, et probablement dix mille histoires et légendes dont on ne soupçonne pas même l’existence. Ne passez pas à côté d’eux sans les voir, ne passez pas à côté d’eux sans les entendre, vous passeriez à côté d’un trésor.

PRATIQUE :

Accès routier :
Autoroute A8 – Sortie Draguignan
Direction Comps.
Cartographie : Carte IGN R18 Provence Alpes Côte d’Azur et carte IGN Top 25 Réf.3543OT.

Généralités :
Au pays des mulets les accès sont globalement peu évidents et bien des voies sont cachés dans des recoins. Sur certains sites le topo sera vraiment utile. La longueur de corde idéale varie selon les secteurs. Une 80 mètres semble un bon compromis qui permet de s’en sortir presque partout, sachant qu’un petit noeud en bout vaut mieux qu’un grand choc en bas… Dans la majorité des voies on s’en sort avec 12 dégaines, mais il y a des exceptions.

Les Marinouns :
Depuis Châteaudouble, emprunter la D51, direction Ampus sur 1,5 Km. S’engager sur une piste à gauche (barrière rouge et blanche) Attention piste réservée aux véhicules légers. Poursuivre cette piste, se garer sur l’esplanade. Le sentier commence en contrebas. Il rejoint un vallon : “La Gorge de Raynaud”. Le site d’escalade se trouve de part et d’autre au débouché de cette petite gorge. Compter 15 mn pour le premier secteur.

95 voies du 4 au 8a+

à faire : A vrai dire tout est à faire, presque toutes les voies sont jolies ou très jolies : Paklenika (6a+) ; L’estafilade (6c+/7a) ; Mulot fâché (6a) ; La Moucat (4c+) ; Grouille à où ? (8a) ; Erection totale (7a+) ; Carte grise (5c+) ; Carton Pâte (5c+) ; Krabi-krabi (5c+) ; S’adapter ou disparaître (7c) …

Le Baou des Prannes
Depuis Châteaudouble, emprunter la D51 en direction d’Ampus pendant 3,4 km. Ralentir à la vue de la borne “Ampus 5km”. La route devient toute droite entre deux talus pierreux. A la fin du talus, sur votre gauche, vous remarquerez quelques chênes peinturlurés en rouge au départ d’une piste. Laissez la voiture, au bord de la route goudronnée car la piste passe sur des terrains privés et elle est particulièrement boueuse. L’emprunter à pieds pendant 10 à 15 minutes jusqu’à rencontrer deux gros tas de pierres rectangulaires. Prendre alors à droite le sentier marqué (gros pin abattu) qui rejoint le pied des voies en 5 minutes. Nota : Si vous demandez votre chemin à des gens du coin, la falaise est plus connue sous le nom de “La pièce à savon” pour sa ressemblance avec un morceau de savon de Marseille.

63 voies du 4+ au 8+

à faire : Louisianne Blues -L2- (6a+) ; Sirtaki -L2- (6c+) ; Armchair of the Ants -L3- (6a) ; Vae Soli (6c) ; Big Foot -L2- (7a) – Petit Souffle d’Ouest -L2- (7c+) ; Délire d’initié -L2- (8a) ; Le Pape de la Truffe (par la gauche) -L2- (7b+) ; La Cappé’ (6a)…

La Baume de Saint-Jean
Rejoindre le parking de la chapelle Saint-Jean, soit depuis le village par le chemin de Croix, soit par la D955. Ce parking de quelques places, accessible seulement aux véhicules légers, se situe au bout d’une rampe en terre battue, face à la passerelle verte qui enjambe la Nartuby. Du parking rejoindre à pieds la chapelle Saint-Jean. Longer l’édifice par la droite, puis à la bifurcation prendre le chemin principal, à droite. Conserver ce très joli chemin en sous bois ombragé et moussu, d’abord sinueux puis plutôt rectiligne. Un gros cairn et un petit panneau vous indiquent de tourner à droite. A partir de là, le sentier redescend en longeant plus ou moins une des falaises interdites à l’escalade, jusqu’au site équipé.
Compter 20 minutes au total depuis le parking jusqu’au premier secteur.

25 voies du 5c au 8+

à faire : Bourre-le (7c+) ; La Traversée du Pervers (8a) ; Le Nain Gras (8a+) ; Babylon circus (7c+) ; Manathan café (7b)
Rebouillon
Depuis Châteaudouble, rejoindre la D955 (1,7km), tourner à droite et descendre les Gorges en direction de Draguignan sur 4,7 km. La piste du “Gros Roucas” et son parking se trouvent sur votre gauche, 1,2 km avant le village de Rebouillon. Le sentier démarre à votre droite si vous êtes face à la route (marquage orange fluo). Il longe la route avant de s’élever. Il faut à peine plus de 5 min pour rejoindre le premier secteur.

60 voies du 4+ au 7-

à faire : Cole et Gram (6c+) ; Padesalka -L2- (5c+) ; Guano Trip -L1- (6b) ; L2 (6c) ; Mais t’es haut (5c) ; Ciel Sauvage -L3- (5b) ; Histoire sans fin -L2- (5b).

La Pale
L’accès routier et le parking sont les mêmes que pour Rebouillon dont il faut rejoindre le secteur central avant de s’élever de 200 m pour rejoindre la barre la plus haute. Compter 25 bonnes minutes de grimpette (oh la vache !) en suivant les marques orange fluo.

80 voies du 3 au 8a+

à faire : La Sanction (7c+) ; Ombre et soleil (7c) ; Scrogneugneu (7b+) ; La Yann (7a) ; Au delà du plaisir (6c) ; La Raie du Culte (6b) ; Pétrouchka (6a+) ; Image d’un pêché (6a) ; Chuchotements de commères (5c+) ; Le dièdre à part (5c) ; L’éla-stick (5b).


Portraits d’équipeurs

Zbynek Cepela :
Grand et robuste barbu aux yeux clairs et malicieux, un accent de l’Est à couper à l’Opinel et une vague ressemblance avec Gandalf le gris, Sbineck livre avec modestie à qui veut l’entendre, sa philosophie de l’équipement :
– “Moi, équipe voies faciles. 6b max, si plus dur, pas fait exprès, c’est erreur.”
Car c’est à lui que nous devons presque la moitié des voies des Marinouns, la quasi-totalité des voies du Baou des Prannes, et quelques perles en plusieurs longueurs sur Rebouillon. Doyen des équipeurs dracénois, et la tête pleine de projets, Sbineck est né en 1947 en Tchécoslovaquie.

Daniel Guigo :
Daniel a été président du Club d’Escalade Dracénois durant de longues années . Pugnace et passionné grimpeur, on lui doit la majeure partie de la Pale, le secteur “Plouf, plouf” à Rebouillon ainsi que la découverte et les premières voies des Marinouns. Loin de susciter l’indifférence, c’est un personnage haut en couleurs, et certains ont pu se piquer de sa franchise ou de son esprit caustique entre autres choses… D’autres admirent son énergie, son caractère entier, son mélange de courage et d’inconscience, son inénarrable gouaille typiquement dracénoise et son redoutable aplomb qui lui valent une réputation de “grande truffe”. Si Daniel n’équipe ni ne grimpe plus aujourd’hui, il nous a laissé de nombreuses et belles voies. Gageons qu’au pied de ses oliviers ou au milieu de ses ruches le démon de l’escalade le titille toujours et qu’un beau jour vous entendrez :
– “Oh Piou ! C’est un Pink Floyd qu’à fait le topo, il est frit ce jeune : c’est pas 6b ce truc !”

Yannick Billot :
Plus jeune, mais pas tombé de la dernière pluie, Yannick Billot dit “Le Moucat” fait partie de la nouvelle vague. Il s’est mis à équiper avec Fabrice Bernasconi sur la fin des années 90. S’il n’est pas l’auteur de quantité d’itinéraires, la qualité (et le niveau) sont au rendez-vous. Le Moucat n’a d’ailleurs pas dit son dernier mot. Originaire de La Réunion, il apporte en Dracénie une touche d’exotisme par des noms de voies qui fleurent bon le parfum des îles. Militaire de carrière affecté au 3° Régiment d’Artillerie de Marine, il équipe entre deux missions outremer souvent entre l’aube et le matin, à des heures où la majorité des Zoreils dorment sur leurs deux …oreilles.

Fabrice Bernasconi :
Fab’, c’est de prime abord une vision un peu surréaliste : un mec tout seul, en treillis, tout mouillé de sueur, au pas de course dans les chemins qui mènent aux falaises :
– Salut, salut (grand sourire, tape amicale), ‘scuse-moi, ‘suis à la bourre. Je reprends à deux !
Toujours à fond le Fab’… Capable de cumuler une heure de voiture, et 30 minutes de course (j’ai dit de course, pas de footing !) pour vous purger un bloc ou vous percer 4 trous entre midi et deux heures…
Il compte en Dracénie de nombreux amis, et le paysage escalade de la région ne serait pas le même sans sa gentillesse et son efficacité discrète. Muté dans le grand nord français, trop de projets l’attendent ici. Dis, le Fab’ tu reviens quand ?

Christophe Louis :
Il est de ceux qui ont cumulé beaucoup d’expériences en falaise non sans avoir laissé de traces, aucune jolie ligne ne le laissant indifférent dès lors qu’elle recèle des problème gestuels à la mesure de ses capacités. Du Verdon au Blavet en passant par la région de Toulon, c’est un grimpeur-équipeur qui marque son temps. S’il n’a découvert la Dracénie que relativement récemment, il rattrape le temps perdu et met les “Bauchet ” doubles, ce qui n’exclut, ni un certain raffinement, ni un certain perfectionnisme. Qui s’en plaindra ? Certainement pas ceux qui ont le niveau de d’aborder ses voies, jamais faciles, parfois extrêmes, souvent engagées et toujours intéressantes.

Antonin Rhodes :
Antonin a beaucoup équipé en Dracénie, cependant c’est à la Baume de Saint-Jean qu’il s’est le plus investi. Il est en effet l’auteur de la majorité des itinéraire du site. Enthousiasme et passion sont des mots bien trop désuets pour décrire son attitude face au rocher. Certes il n’est pas le seul gars de 20 ans à grimper dans le huitième degré et à avoir réglé sa vie exclusivement autour de l’escalade, mais j’en connais peu qui bivouaquent en solitaire et en plein mois de janvier au pied de la dernière falaise conquise, se nourrissant quasi-exclusivement de points d’amarrages, paraît-il…

Philippe Aumont :
Trente ans d’escalade dont 15 en Dracénie. Philippe équipe surtout des voies faciles pour ses élèves, mais aussi quelques perles à découvrir ici et là. Grand bourlingueur (et pas qu’en PACA), il ne conçoit pas l’enseignement sans activités de pleine nature :
-”Prof’ d’EPS ? T’as deux solutions : ou tu leur files un ballon et t’attends, ou tu te bouges !”
Il a choisi la deuxième solution et organise régulièrement des sorties escalade pour ses collégiens. Aujourd’hui, ses secteurs initiation ne désemplissent guère, preuve d’une réelle demande comme de la pertinence du travail. Il regarde cela d’un air amusé, sauf quand il arrive avec ses élèves sur un secteur déjà occupé par un autre groupe : rançon de la magnifique impulsion qu’il a donnée, poussant le milieu scolaire dracénois vers l’escalade… Aussi, en attendant que ses collègues prennent en charge un bout du problème commun, comme il connaît contraintes et excuses du genre humain, il a choisi un raccourci : il a repris le perfo’.

La place manque pour parler de tous ceux qui ont contribué à faire pousser toutes ces voies et les chemins pour y aller : Philippe Buttiens, Patrice Boffredo, en passant par les membres du Club d’Escalade Dracénois, toujours présidé par le sympathique et dévoué Alain Manjard, sans oublier Alain Righi et Pierre Lantier du CD FFME du Var qui, bien que n’arrivant pas à toujours satisfaire instantanément la boulimie des équipeurs de pointe, on tant fait depuis près de 15 ans pour que vive et se pérennise l’escalade en Dracénie. Mention particulière aux équipes de l’association Vertical et à leur guide Pierre Nasr pour le joli chemin d’accès à la Baume de Saint-Jean.

TOPO :

On doit pouvoir trouver cet ouvrage qui se veut pratique solide et coloré dans les points de vente habituels, au village de Châteaudouble et à la maison de Pôle touristique de Dracénie au prix de 21 Euros pour 164 pages toutes en couleurs, comprenant outre les infos habituelles en français et en anglais, des commentaires sur les voies, de nombreuses photos, quelques légendes et histoires locales, un cahier environnement avec plein d’infos et d’histoires sur Châteaudouble et la Dracénie et même un peu de place pour faire vos croix !