Mairie de Chateaudouble

Origine

Castellum-diaboli
Village autrefois divisé en deux parties également fortifiées, d’où vient probablement son nom.

Cité en 1021 « Castellum Diaboli » puis en 1038 « Castel Dulpo »
En provençal « Casteoudouble »

On a retrouvé sur le territoire de Châteaudouble un des plus vieux gisements préhistoriques reconnu en Provence : la grotte des chauves-souris, situées dans les gorges de Châteaudouble.
Pendant la période préromaine, les habitants qui étaient un peu plus nombreux,
ont construit des habitats de hauteur fortifiés (oppidum, castellum).
Il n’existe pas de vestiges de l’occupation romaine car les habitants avaient opposé une résistance farouche à celle-ci.
Ils s’étaient établis bien avant sur un site assez remarquable où se trouve actuellement le cimetière. Le général romain se serait retiré en disant que c’était « spélunca latronum », une caverne de brigands.
Au cours des années, la falaise dont l’accès n’était possible qu’au nord-ouest fut fortifiée et défendue par une tour construite au Moyen Age. Les habitants édifièrent une citerne qui était alimentée à partir de l’eau recueillie par la toiture de l’église Notre Dame du Fort, bâtie sur le rocher à quelques mètres de la réserve d’eau. La tour date du Xème siècle, il lui était adjoint un petit bâtiment pour la garnison. La citerne, les fortifications, les ruines de l’église sont encore visibles actuellement.
Vers le milieu du XVème siècle, le village construit sur le rocher sera abandonné, l’emplacement se révélant trop exigu. Il sera reconstruit là ou il se trouve actuellement, autour de la nouvelle église dédiée à Notre Dame de l’Annonciation.
L’ancienne église sera utilisée par les Pénitents Blancs jusqu’à la révolution pour accomplir les offices.
Châteaudouble, compte tenu de sa situation ne connaîtra qu’une circulation muletière par des chemins caladés, aucune route ne desservira le village jusqu’au XIXème siècle. C’est probablement pour cette raison que l’on connaîtra le pays comme celui des « Gimerri », (mulets) surnom donné aux habitants qui effectuaient souvent les transports à dos d’hommes, ou avec des mulets. Les habitants sont au nombre de 370 au début du XIVème siècle ; En 1765 ils sont 982, et la population se maintiendra aux environs de ce chiffre jusqu’à la fin du XIXème siècle.